Blog RH BearingPoint

Les RH savent-ils compter ?

Posté le 25 février 2010

Demandez à des étudiants en deuxième année de master RH de vous parler de gestion des compétences, ils développeront certainement des points de vue argumentés et souvent pertinents sur les dispositifs de formation, l’évaluation individuelle, le recrutement et la gestion de carrière. Demandez-leur ensuite de vous expliquer chacune des lignes d’un bulletin de paie ; très peu sauront vous répondre précisément. Ces étudiants Bac+5 reconnaissent aisément être plus à l’aise avec les mots qu’avec les chiffres.

Effectivement, Ressources humaines rime avec sciences humaines. C’est donc sans surprise que l’on retrouve dans les cursus spécialisés en RH une majorité d’étudiants en sociologie, psychologie, histoire, lettre ou philosophie. Quelques juristes spécialisés en droit social viennent compléter les effectifs. Pour ces étudiants issus des filières littéraires et sciences sociales, les métiers de la gestion des RH constituent d’ailleurs un des principaux débouchés dans les entreprises privées.
Et les entreprises ont effectivement besoin d’eux. Pour mener une campagne d’entretiens annuels ou pour évaluer les compétences d’un manager, pour rédiger une communication interne, négocier avec les organisations syndicales ou pour traiter au quotidien de situations personnelles parfois complexes, les entreprises ont besoin de professionnels sachant dialoguer, choisir leur mots et leurs tournures de phrases. Les sciences humaines et sociales leurs fournissent des outils, des concepts et des méthodes pour décrypter les comportements et penser le fonctionnement des organisations ; de telles compétences sont indispensables aux entreprises qui souhaitent comprendre et gérer activement leurs ressources humaines.

Pourtant, la fonction RH ne se réduit pas à ça. La gestion administrative, le suivi des temps et la gestion de la paie constituent encore une part très importante (et très visible) du travail de la fonction RH. Et ce travail-là ne nécessite pas particulièrement de connaissances en sociologie des organisations ou en psychologie. Les bulletins de paie, les déclaratifs sociaux, les grilles de rémunérations ou encore les prévisions de départ en retraite sont constitués surtout de chiffres, produits de calculs parfois complexes. Dans ces domaines, les spécialistes peuvent être issus de formations en comptabilité ou en gestion. On rencontre aussi des statisticiens, des actuaires, des informaticiens.

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Comment réconcilier la gestion des temps avec les contraintes opérationnelles et fonctionnelles de l’entreprise ?

Posté le 15 février 2010

La gestion des temps est au cœur du fonctionnement de l’entreprise. Reflet de l’activité, du métier de cette dernière, son interdépendance avec les différentes fonctions de l’entreprise en fait un sujet qui mérite une forte attention. Autrefois appréhendée comme une tâche administrative fastidieuse dont la seule finalité était la paie, ce domaine devient aujourd’hui un réel enjeu stratégique, notamment en termes d’optimisation des processus, de maîtrise des coûts et de rentabilité.

La gestion des temps n’est plus seulement un sujet RH, ses synergies avec le reste des fonctions en font un sujet multifonctionnel, multi-acteurs, multi-besoins et donc, bien souvent, un sujet politisé voire polémique. Du fait des divergences de points de vue, de la multitude de contraintes et des différents besoins, l’élaboration d’une nouvelle politique de gestion des temps est souvent un véritable casse-tête pour les manageurs : loin de fédérer, il divise bien souvent. Toutefois, une bonne gestion des temps doit savoir réconcilier, satisfaire à la fois les besoins opérationnels et fonctionnels qui sont souvent ceux les plus éloignés les uns des autres ; et cela afin d’en faire un véritable atout stratégique.

UNE INTERACTION FORTE ENTRE LA GESTION DES TEMPS ET LES AUTRES FONCTIONS DE L’ENTREPRISE

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Faut-il miser sur le « tout collectif » en période de crise?

Posté le 1 février 2010

Nouveaux accords sur le temps de travail impactant la rémunération individuelle à la baisse, chômage partiel rémunéré à hauteur de 75% du salaire horaire brut, prise de congés anticipés, baisse des salaires afin d’éviter le plan social…

En temps de crise, le principe de solidarité est souvent invoqué pour assurer le maintien d’une majorité des salariés dans l’emploi, pis, pour assurer la pérennité de l’entreprise.

Alors quand l’intérêt commun prime sur l’individuel, quand les avantages personnels sont mis à mal et que la bonne appropriation des besoins collectifs par chacun devient une question cruciale dans le management quotidien des équipes, l’évaluation et la récompense au cas par cas ont-elles encore du sens ?

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